Afriques. Paroles d’écrivains

Afriques. Paroles d’écrivains
412 pages / PRIX : $29.95 – 29€
Éditions : Mémoire d’encrier /
En librairie dès le 2 mars 2010

L’inventaire du nouveau paysage littéraire africain est revisité dans ces portraits dialogués où sont abordés le rôle de l’imaginaire, le sens de l’espace et du temps, la relation au monde, le drame colonial et post-colonial, l’enfant soldat, le génocide rwandais, la condition de l’immigré…

Entretiens avec

Kangni Alem
Tanella Boni
Boubacar Boris Diop
Emmanuel Dongala
Gaston-Paul Effa
Ken Bugul
Kossi Efoui
Ahmadou Kourouma
Koulsy Lamko
Alain Mabanckou
Léonora Miano
Tierno Monénembo
Nimrod
Jean-Luc Raharimanana
Aminata Sow Fall
Véronique Tadjo
Sami Tchak
Abdourahman Waberi
À l’origine du projet


Au départ, l’idée était d’esquisser une cartographie de la littérature africaine actuelle de langue française en passant par les auteurs eux-mêmes. Donner une voix, la plus polyphonique possible, à des écrivains contemporains. Que disent-ils de cette littérature et quel regard portent-ils sur leur écriture ? Les thèmes de prédilection se précisaient : le rapport des écrivains africains à leur époque, la relation au temps, à l’espace et à l’histoire du continent et de sa diaspora. Il a fallu voir également quel rôle la langue française a pu jouer dans la construction de l’imaginaire : lectures, géographies, thèmes, genèse. Et le plaisir des écrivains à tisser des personnages et des univers.

Les références dans la presse

- Nouvelles Études Francophones : Compte-Rendu par Karen Bouwer
“(…) la vraie richesse de cette collection d’entretiens vient de son ensemble. C’est en lisant le tout, en s’apercevant des convergences aussi bien que de toute la diversité d’opinions et d’approches, qu’on commence à apprécier ce qu’est la littérature africaine contemporaine. Est-ce que ce sont les exigences de l’édition qui créent un certain contresens entre le livre et la description qu’on en trouve sur la quatrième de couverture qui constate que les auteurs prêtent leurs voix pour restituer l’Afrique? Le vrai intérêt du volume est justement le fait de faire parler les écrivains en tant qu’écrivains et non pas en tant que représentants du continent. Personne ne nie qu’ils se nourrissent de leur terroir, que les paysages qui hantent leurs rêves et souvent leurs écrits sont ceux du continent. Mais malgré la nécessité de faire face aux questions d’engagement, malgré le nombre important d’auteurs qui abordent la question de comment écrire après le génocide au Rwanda, la grande diversité d’opinions bafoue justement toute explication ou définition trop réductrice. Oui, les auteurs nous parlent de la guerre, des relations familiales en mutation, de l’histoire, des injustices sociales et politiques, de l’enfance, de la migration, de l’entre-deux, de l’exil; ils nous laissent entrevoir le multiple visage de l’Afrique. Mais lire Kangni Alem, Tanella Boni, Boubacar Boris Diop, Emmanuel Dongala, Gaston-Paul Effa, Kossi Efoui, Ken Bugul, Ahmadou Kourouma, Koulsy Lamko, Alain Mabanckou, Léonora Miano, Tierno Monénembo, Nimrod, Jean-Luc Raharimanana, Aminata Sow Fall, Véronique Tadjo, Sami Tchak et Abdourahman Waberi c’est surtout s’interroger sur ce que cela veut dire d’écrire, dans un contexte qui s’avère africain.”


- Africultures : note de lecture par Nathalie Carré
“(…) Au-delà des positionnements des uns et des autres, des affinités secrètes se dévoilent, pas forcément là où on les attendrait, tissant des fraternités précieuses, qui, bien entendu, ne se résument pas à la littérature du continent – même si elles y puisent – mais s’enrichissent de toutes les influences, de Bond à Artaud en passant par Beckett, Céline, l’Amérique du Sud…”


- Cultures Sud : note de lecture par Vincente Clergeau
“Par la récurrence des questions posées et le croisement des réponses, des écrivains, l’auteur crée un dialogue inattendu. La grande variété des réponses tisse des liens, des complicités entre les auteurs ou révèle des lignes de fracture sur les thèmes tels que le devoir supposé de l’écrivain africain.”

Où trouver le livre ?

Pour les États-Unis et le Canada:
Diffusion Dimédia via le site Amazon


Pour l’Europe:
- Librairie du Québec à Paris

30 rue Gay Lussac
 -75005 Paris tel: +33 1 43 54 49 02

- Sur Amazon.fr

Léonora Miano : “Les identités frontalières sont des identités qui me ressemblent. Je ne peux absolument pas choisir entre ma part africaine et ma part occidentale. J’ai besoin des deux pour être une.

Tierno Monénembo : “Je pense que la mémoire, depuis le début, est un de mes grands problèmes et j’irais même jusqu’à dire que c’est le propre de tous les gens exilés qui génèrent, comme une rupture, ce besoin et cette nostalgie de la mémoire.